Au pas, la jambe va faire monter ou descendre le corps, ou le garrot et la croupe pour le cheval en fonction de l’angle qu’elle fait avec le sol.

La jambe qu’elle soit verticale (en violet) ou penchée (en rouge) fait la même longueur
Mais l’altitude du haut de la jambe va changer
Ce qui va donner ces différences d’altitude entre la croupe et le garrot au pas.
Et donc la pente du dos (ici le trait bleu fin) va changer
Pour avancer, on doit déplacer une jambe vers l’avant pendant que l’autre jambe au sol fait avancer le corps. Puis on alterne..
Les muscles tirent la jambe en avant, tandis que d’autres utilisent la jambe posée au sol pour faire avancer le corps.
Le mouvement se crée ainsi, par une succession d’actions coordonnées et alternative gauche droite.
Au fond, marcher consiste simplement à mettre un pied devant l’autre… puis recommencer 😉
D’un point de vue musculaire, c’est une alternance de raccourcissements et d’allongements des muscles qui permet de propulser le corps vers l’avant puis de replacer la jambe pour le pas suivant.

Afin d’eviter de tomber, nous avons deux jambes…c’est pratique, car lorsque la jambe est en phase aérienne, elle n’offre plus de support au corps et c’est l’autre jambe qui prend le relais.

Principe essentiel : agoniste / antagoniste
Un muscle crée le mouvement.
L’autre le freine et le contrôle.
Sans ce duo, le geste serait brutal et instable.
Grâce à lui, l’articulation bouge avec précision et protection.
Bouger ne suffit pas. Il faut aussi savoir retenir.
Et tout naturellement, pour le cheval c’est pareil
Ce sont deux paires de jambes qui vont se synchroniser pour deplacer l’entier du corps du cheval.
On retrouve le même principe de muscles qui se tendent et détendent en alternance
C’est très visuel avec le jeu des ressorts
La partie essentielle de l’analyse de locomotion est de comprendre que ce mouvement alternatif haut bas entre avant main et arrière main est aussi pareil entre le coté gauche et droite du corps.
Donc avec la vision 3D, on peut étendre le principe agoniste / antagoniste aux chaînes myofasciales.
Les chaînes ventrales et dorsales fonctionnent comme un duo fléchisseur / extenseur : l’une produit, l’autre équilibre et contrôle, et alternativement aussi entre le coté gauche et le coté droite.
Comprendre cela permet de voir comment des surpressions sous la selle pourront restreindre le mouvement, modifier les appuis et installer, avec le temps, un cercle vicieux biomécanique.