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Optimiser les systèmes

Les neurosciences modernes commencent à mieux expliquer le rôle du cerveau dans la posture, la coordination et la qualité des adaptations à l’entraînement physique.

Que l’on cherche à apprendre une nouvelle compétence au système nerveux, à enseigner des aides au cheval ou à développer sa condition physique, tous ces systèmes semblent surtout progresser dans une zone de sécurité nerveuse.
Une zone intermédiaire entre trop peu de stimulation, où rien ne change réellement et trop de stress, où le cerveau bascule en mode survie et le corps développe surtout des stratégies de protection.

Un cerveau soumis à trop de stress passe progressivement sur un fonctionnement plus automatique. Ses priorités deviennent alors la fuite, le combat… ou parfois l’inhibition.
Le corps se prépare de manière réflexe : les pupilles se dilatent pour mieux voir, le rythme cardiaque s’accélère pour mieux irriguer les muscles, la digestion ralentit, la vigilance augmente. Tout l’organisme mobilise ses ressources pour augmenter les chances de survie face au stresseur.

Toute la difficulté avec le cheval est donc de savoir s’il se trouve dans une zone où son cerveau peut encore apprendre et où son corps peut se développer sainement… ou s’il est déjà dans un état où il cherche simplement à survivre et à compenser.

Car dans ce mode, le cerveau privilégie surtout les solutions rapides, économes et déjà connues. Peu importe si elles sont biomécaniquement “propres”.
Le cheval fera souvent “comme il peut” avec son corps : plus raide, plus asymétrique, plus sur les épaules, ou avec davantage de tensions compensatoires. Et biologiquement, cela a du sens : dans la nature, survivre maintenant est plus important qu’être parfaitement symétrique.

C’est probablement là qu’interviennent les fameux observables d’inconfort de Sue Dyson, que j’ai traduit ici avec un langage davantage biomécanique.

Dans les faits, lorsqu’on cherche par exemple à améliorer l’asymétrie ou la latéralité d’un cheval, le fameux exercice du zigzag devient surtout un outil de développement neurologique.
L’objectif n’est pas uniquement de faire passer le cheval entre des cones a distance fixe, mais de creer une communication entre le cheval et le cavalier. Et au lieu d’agir/punir/contraindre plus (+) le cheval quand il montre un de ces signes de resistance, la cavalier va au contraire reagir en remettant le cheval dans la main qu’il maitrise afin de justement faire redescendre ce niveau de stress a un niveau ou le cheval est apte a se developper dans son systeme nerveux vonotiare et pas dans l stress de survie. Et seulement ainis acceder aux parties superieure du creveau qui peuvent àméliorer progressivement son ambidextrie, sa coordination et sa capacité d’équilibre dans différents contextes.

Et pour le cavalier, c’est aussi un laboratoire exceptionnel pour apprendre à lire les signaux de stress.
Car dès que le cheval dépasse sa zone de sécurité nerveuse, ilva justement montrér une ou pluseirus de ces stratégies de compensation et de survie… De la manière qu’aura le cavalier d’y eagir, le systeme nerveux du cheval activera soit la voie stress et sruvie ou confiance et adaptation fine.

Ce qui est fascinant, c’est que ces mécanismes commencent seulement à être étudiés et validés par les neurosciences modernes… alors que certains écuyers comme François Baucher semblaient déjà en avoir intuitivement compris une partie.
De ma lecture, je retrouvais encore cette logique à la base même de l’échelle de progression classique :
– rythme (garde t0il la meme vitesse, la meme sequence des pas dans les allures)
– décontraction/souplesse (fait il les mouvement de manière survie ou en souplesse),
– puis qualité du contact (un cheval qui vrille la tete, tire la tete en bas ou en haut ou a gauche ou a droite trouble le contact) avant d’aller vers davantage de puissance ou de complexité.

Ces trois echelons sont une base autant pour developper le systeme nerveux que le systeme musculo squelettique du cheval

Le voila mis en video pour comprendre et visulaiser les observables de linconfort du cheval. Si la cavaliere forcait le cheval dans la direction qu’elle veut alors que le cheval lui montre qu’il ne peut/veut/comprends pas, elle va forcer le cheval a monter en mode survie et une potentielle escalade des strageires de compensation.

Si elle le remet sur la main qu’il sait/peut/comprend de faire, son systeme nerveux apprend qu’il peut avoir confiance dans son cavalier.

C’est hyper puissant a plein de niveaux et c’est tellement sous coté.